Kulturagentinnen und Kulturagenten Schweiz

Entre l’atelier de conception effectué en janvier et la tenue du festival en avril, plusieurs mois se sont écoulés. La concrétisation de l’événement ne fut pas de tout repos. Si la programmation était définie, toute la partie organisationnelle, jusque-là à peine esquissée, restait à réaliser… et surtout à adapter. L’ampleur des tâches à accomplir s’est vite révélée plus importante qu’anticipée.

Accompagné·e·s de près par l’agente culturelle, les élèves auteur·e·s du festival se sont retrouvé·e·s à trois reprises, les vendredis après les cours : un défi à relever compte tenu du temps scolaire chargé. Faute de disponibilité, de désinformation ou parfois de motivation en baisse, le groupe initial s’est réduit à un noyau d’une dizaine d’élèves. Le programme, dont la version originale fut trop ambitieuse, dut être repensé. Les tâches ont été redistribuées avec un objectif clair : se concentrer sur une activité journalière réalisable. Ainsi, le lundi fut consacré à la danse, le mardi au karaoké et à Just Dance, le mercredi à un concert avec l’artiste Marie.L, et le jeudi à un concours « Miss & Mister ECGF » suivi d’une scène ouverte.

En toute transparence, l’édition de cette année n’a pas rencontré le succès escompté. Les activités ont peiné à attirer le public. Météo capricieuse ? Communication insuffisante ? Activités inhabituelles ou pression trop forte ? … L’expérience aura été néanmoins marquante pour les élèves impliqué·e·s. Ils et elles auront pu expérimenter la concrétisation d’une organisation collective, une réalité réservant ses imprévus et nécessitant des ajustements pour finalement procurer de la satisfaction. Certaines animations ont connu cependant un bel engouement : les stands de gaufres et crêpes, la mappemonde interactive, le karaoké, le Just Dance, les décorations de fanions et les pancartes – réalisés par des élèves en arts visuels des classes de Julia Huber – ont été appréciés. Le soutien constant de Manuela Luterbacher durant toute la semaine, ainsi que l’engagement de deux membres du groupe culturel pour les stands, ont aussi contribué à la bonne tenue du festival. Sans ces contributions, l’événement n’aurait tout simplement pas pu avoir lieu.

A relever que la direction de l’école a soutenu la démarche en élargissant la plage horaire des activités (passant de 45 minutes à deux périodes) et en permettant aux enseignant·e·s intéressé·e·s de participer avec leurs classes.

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